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10/12/2012

Poèmes retrouvés (4)

Depuis quelques temps, la Société des Amis de George Spad est un peu en sommeil en raison des problèmes de santé de Jean Breuil qui détient de nombreux textes de George Spad.

Si la "carrière" populaire de George Spad est relativement délimitée désormais ( à moins que d'autres ouvrages, publications en périodiques ou dans la presse ne soient un jour révélés), la partie plus "littéraire" reste enfouie car n'ayant pas bénéficier de réelle publication du vivant de l'auteur.

Il y a plus de deux ans, il nous avait confié quelques retranscriptions de textes enfermés dans des carnets. Soucieux de mieux faire connaître George Spad et peut-être d'un jour percer le mystère, nous livrons ces quelques vers. Ils complètent les premières rééditions faites sur ce modeste site (Monostiches au plurielpoèmes retrouvés 2poèmes retrouvés 3 ). Nous offrons donc ces quelques alexandrins (parmi les 148 réunis dans le cahier "Monostiches au pluriel").

29. Bientôt indifférent pépin sans défaut 

30. Malgré les ardeurs cependant comme sujet 

31a. L'herbe désole les infortunés ravis

31b. Cette enceinte n'enfermait que le labyrinthe

14:32 Publié dans Oeuvres littéraires 1. Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie |

08/02/2010

Poèmes retrouvés (2)

"Je grogne des signatures écartées du délitement du cœur."
George Spad, Poèmes à Bernard


Avec ce vers se clôt l'un des recueils inédits de George Spad intitulé Poèmes à Bernard. Si la vie sentimentale de Henriette Blanche Perrier (le patronyme de G. Spad) fut semble-t-il agitée, elle nourrit son imaginaire.

Poèmes à Bernard compte soixante-trois poèmes de valeurs très inégales. Certains auraient pu être écrits par des lycéens en mal d'inspiration tant leur platitude est manifeste, d'autres sont de meilleure facture. On n'explique guère les différences lorsque les recueils sont parus. Ce n'est pas exactement la même chose quand il ne s'agit que d'inédits. Si George Spad se fit connaître (un peu) pour des oeuvres de littérature populaire (qui, quelque soit leurs qualités, appartiennent à un domaine délégitimé des Lettres), sa poésie n'a pratiquement jamais été éditée. Nous évoquions il y a quelques mois l'idée de publier une oeuvre poétique de George Spad. Le projet est toujours en cours mais demandera du temps. Temps nécessaire à rassembler un matériau suffisant et temps de la réflexion: faut-il tout publier (y compris des textes qui ne sont que des ébauches et/ou franchement mauvais)? Faut-il faire des choix?

Laissons la place à la poésie:


La douceur résiste, s’évade, ne peut être mise en état d’arrestation.
J’ai la main bleue de l’innocence. La fonte est précise comme un panneau. Le feu des précautions affronte la menotte du risque.

18:41 Publié dans Oeuvres littéraires 1. Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie |

01/12/2009

Monostiches au pluriel

L'écriture automatique fut l'un des modes d'écriture les plus prisés par Henriette Blanche Perrier pour ses poèmes. La plupart restent inédits jusqu'à aujourd'hui. Malgré nos efforts et la publicité faite autour de sa série d'anticipation ancienne publiée sous le pseudonyme collecitf George Spad, aucune maison d'édition n'a cru bon de rééditer ses autres oeuvres. Comme nombre d'auteurs, elle reste cantonnée aux genres mineurs et délégétimés. Une des ambitions de la Société des Amis de George Spad est d'exhumer l'ensemble de son oeuvre. Nous remercions Jean Brueil de bien vouloir nous entrouvrir les archives familiales de Henriette Blanche Perrier et de régulièrement nous livrer réflexions, inédits et documents.

Il nous a fourni la reproduction d'un extrait d'un carnet sur lequel Henriette Blanche Perrier inscrivit: "Monostiches au pluriel". Nulle autre indication ne vient expliquer ce "titre". S'agit-il d'essais, d'esquisses poétiques visant à créer une oeuvre plus importante? Difficile aujourd'hui de répondre. De ces 148 monostiches nous proposons deux exemples (numérotés 28 et 33b ) qui usent du classique alexandrin:


28. L'autre soufflait la beauté froide du fil nu.


33b. Des fleurs, des arbres, des eaux. Coquille de mer.

 

[Nous remercions Thomas M. animateur du blog La Couronne poétique d'avoir relevé une erreur dans la retranscription du vers 33b - voir les commentaires ci-dessous - et d'avoir permis le rétablissement du texte original]

22:55 Publié dans Oeuvres littéraires 1. Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poésie |

06/10/2009

Poèmes retrouvés (1)

exposition internationale du surréalisme.jpgGeorge Spad fréquenta les surréalistes et utilisa l’écriture automatique à plusieurs reprises. En témoignent quelques passages de ses œuvres romanesques populaires mais aussi des œuvres surréalistes que seule la puissance de l’inconscient était à même de faire jaillir. Si André Breton se détourna du mode d’écriture automatique en 1922, il présente assez longuement l’écriture automatique dans la premier Manifeste du surréalisme (1924). George Spad n'y fut pas insensible

Plusieurs poèmes et fragments poétiques de George Spad nous sont parvenus. Nous essayerons d'en présenter quelques-uns sur ce site dans l'attente d'une hypothétique publication de l'ensemble de son oeuvre poétique.

Ville de futilité dans la journée. Le tout épicé avec de vieux journaux. Et humide. Et soudain, j'ai vu le Phoenix. Il semble avoir des effets négatifs sur les cheveux. Meringues. Un saut à la boulangerie du quartier et j'ai acheté l’importunité. Joie sarcastique de la dynamite. Non, idiot, il a refusé de goûter la douceur traîtresse. Cette combinaison de doux poison de la haine et de vengeance. Crieurs gesticulants comme ils se rassemblèrent autour de lui, puis de ses talents et de toutes les autres perceptions.

Poème sans titre écrit vers octobre 1924 (collection particulière)

La ponctuation intensément utilisée, jusqu'à briser la phrase, voire la faire disparaître totalement, invite à une scansion dans laquelle points et virgules font alterner accentuées et atones. L'ironie perce et d'imprévus désastres syntaxiques pointent. Si L'Homme chimérique est profondément marqué par le traumatisme de la Première Guerre Mondiale, la poésie spadienne exploite l'inadéquation entre la réalité et la doxa du temps pour mieux la dénoncer.

23:13 Publié dans Oeuvres littéraires 1. Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : litterature, poésie, surréalisme |